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13.03.2009

Pétition : NON à la réintégration de la France dans l’OTAN

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petition

Dupont-Aignan (DLR) lance une pétition contre le retour dans l’Otan

12/03/2009 11h13 GMT - OTAN-GOUVERNEMENT-PARTIS-DLR - Nouvelles de France - AFP

PARIS, 12 mars 2009 (AFP) - Le député Nicolas Dupont-Aignan, président du petit parti gaulliste Debout la République (DLR), a lancé jeudi une pétition sur internet contre le retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan, voulu par Nicolas Sarkozy.

"La décision du chef de l’Etat est plus grave qu’on peut le croire parce qu’elle va rapetisser la France, altérer son image, lui faire perdre sa liberté et l’entraîner dans un engrenage de conflits qui ne sont pas les siens", a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse.

Selon lui, un retour complet dans l’Otan fait "perdre à la France son statut unique de passerelle entre l’Ouest, l’Est et le Sud" au nom d’une "appartenance au camp occidental" qui limite sa sphère d’influence.

"Non seulement on rentre totalement dans l’Otan, mais en plus on le fait en passager de deuxième catégorie", a-t-il encore dit. Il a ajouté avoir trouvé Nicolas Sarkozy, dans son discours la veille sur l’Otan, "agité, agressif et invoquant le général de Gaulle à tous bouts de champs, comme s’il avait mauvaise conscience".

Mardi prochain à l’Assemblée nationale, devant laquelle François Fillon engagera la responsabilité du gouvernement sur sa politique étrangère, Nicolas Dupont-Aignan votera avec la gauche.

"Ce vote ne sert qu’à cadenasser les députés de la majorité qui sont hostiles" au projet présidentiel, a-t-il estimé.

NON à la réintégration de la France dans l’OTAN OUI à une France libre

" La volonté qu’a la France de disposer d’elle-même est incompatible avec une organisation de défense où elle se trouve subordonnée" , affirmait très justement le Général de Gaulle.

Avec la décision solitaire du Président de la République de réintégrer le commandement militaire de l’OTAN, la France perd de sa liberté.

Elle met en effet un peu plus le doigt dans l’engrenage de guerres qui ne sont pas les siennes, comme en Afghanistan. Et elle abîme son image d’indépendance, si nécessaire dans un monde de plus en plus multipolaire où l’Europe doit faire entendre sa voix propre (souvenons-nous de la guerre en Irak).

Aucun des arguments avancés par le Gouvernement ne justifie une décision si lourde de conséquences :

- On nous parle de « la fin de la menace soviétique » : au contraire, la disparition du Pacte de Varsovie permet la redéfinition de l’Alliance atlantique dans le sens d’une émancipation de la défense européenne ;

- On nous dit aussi : « Mieux vaut être à l’intérieur pour peser sur les décisions » : dans les faits, les Etats-Unis restent les vrais maîtres de l’OTAN et ne concèdent à la France qu’un strapontin avec deux petits commandements ;

- On nous promet enfin que cette décision « permettra de faire l’Europe de la défense » : tout au contraire, elle tue l’idée même de l’Europe de la défense puisque l’Union ne devient qu’une succursale de l’OTAN.

Se sachant minoritaire dans le pays comme au Parlement, le Président de la République n’ose pas le referendum. Pour étouffer le débat et tenir en otage sa majorité, il a engagé la responsabilité de son Gouvernement.

Seul un grand mouvement citoyen peut aujourd’hui inverser le cours des choses et c’est désormais aux Français de se faire entendre. C’est pourquoi nous appelons tous ceux qui souhaitent exprimer leur opposition au retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN à signer la pétition ci-dessous.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne, Président de Debout la République



petition

PDF - 30.9 ko
Pétiton OTAN
La pétition à télécharger et imprimer.

17.02.2009

OTAN : DLR appelle les parlementaires à la résistance, au besoin par un référendum d’initiative populaire

France dans l’Otan : Dupont-Aignan pour un référendum d’initiative populaire

16/02/2009 14h47 GMT - FRANCE-OTAN-USA-DÉFENSE-PARTIS-DLR - Nouvelles de France - AFP

PARIS, 16 février 2009 (AFP) - Le député (ex-UMP) Nicolas Dupont-Aignan, président du parti Debout la République (DLR), s’est prononcé lundi pour un référendum d’initiative populaire "pour décider ou non le retour de la France dans l’OTAN".

"Prise sans avoir été annoncée durant la campagne présidentielle ni fait l’objet d’aucune consultation des forces politiques ou du Parlement, la décision du retour de la France dans l’OTAN est gravissime pour notre pays", a affirmé dans un communiqué M. Dupont-Aignan.

Il a adressé une lettre aux parlementaires de la majorité, "les priant de laisser parler leur conscience et de s’opposer à cette politique si manifestement contraire à l’intérêt supérieur du pays".

"Si le palais de l’Elysée devait rester sourd et aveugle aux légitimes revendications des représentants de la Nation, la voie de l’appel au peuple par le biais du référendum d’initiative populaire constituerait alors un recours naturel et nécessaire", a-t-il ajouté.


La lettre de NDA aux parlementaires de l''UMP et du NC

06.02.2009

Nicolas Sarkozy, fossoyeur de la politique d’indépendance nationale du général de Gaulle

Après avoir liquidé dans le dos des Français le référendum du 29 mai 2005, qui avait rejeté un traité affirmant pour la première fois une compatibilité totale entre la défense européenne naissante et l’OTAN, Nicolas Sarkozy tombe le masque en réalisant - selon le quotidien Le Monde daté du 5 février - la réincorporation unilatérale de la France dans le commandement militaire intégré de l’Alliance atlantique.

La preuve est ainsi faite que le renforcement, l’année dernière, de nos troupes en Afghanistan et leur incorporation dans les unités combattantes de la coalition internationale (contrairement aux promesses d’entre-deux-tours faites par le candidat Sarkozy aux Français), étaient bel et bien des gages d’alignement donnés aux Etats-Unis, en grande difficulté sur place à cause de leur propre aveuglement stratégique et politique.

Nicolas Sarkozy devra assumer devant l’histoire le rôle de fossoyeur d’un symbole fort de l’identité française : la politique d’indépendance nationale instaurée par le général de Gaulle il y a plus d’un demi siècle. Même François Mitterrand, adversaire personnel du Général et président socialiste issu d’un parti très atlantiste, n’avait pas osé remette en cause cet élément majeur du consensus national !

Quant aux raisons et aux soi-disant contreparties censées justifier cette honteuse politique d’alignement, elles paraissent bien faibles, pour ne pas dire virtuelles :

- La France ne sera pas plus forte face aux Etats-Unis et à ses partenaires européens en étant à l’intérieur de l’OTAN plutôt qu’en dehors. Au contraire, comme le soulignait Charles de Gaulle et comme aurait dû s’en souvenir Nicolas Sarkozy : « La politique la plus coûteuse, la plus ruineuse, c’est d’être petit ... » ;

- Notre pays n’a à cet égard obtenu pour prix de sa soumission que deux petits commandements sans intérêt réel, de l’aveu même des spécialistes ;

- Cette réintégration va coûter très cher aux finances publiques, qui devront assumer l’entretien d’un millier de cadres de l’armée dans les structures otaniennes ;

- La promesse d’un soutien des Etats-Unis à la mise sur pied d’une Europe de la Défense, dont le bien-fondé peut être discutable selon la forme qu’elle prend, n’est qu’une vague promesse, qui n’engage que ceux qui veulent y croire ;

- L’invocation de valeurs communes à la France et aux Etats-Unis pour justifier cet alignement laisse beaucoup d’incertitude et d’inquiétude : de quelle Amérique s’agit-il, celle de l’invasion de l’Irak, de la provocation délibérée de la Russie lors de la crise géorgienne, de la mise au pas des pays d’Amérique latine qui rejettent la mainmise des « Gringos » sur leurs richesses et leur gouvernement ?

Cette réintégration française dans l’OTAN, gratuite, contreproductive pour les intérêts français et contraire au vœu majoritaire de nos concitoyens, est une faute historique d’une gravité incalculable qui fera rentrer la France dans le rang du bloc occidentaliste, ruinera son crédit et son aura auprès des nations libres et dévalorisera sa dignité.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne
Président du rassemblement gaulliste et républicain
Debout la République

24.10.2008

L'Etat au service des banques ?

Alors qu’il y a encore quelques semaines nos banques étaient censées être les plus solides du monde, le gouvernement ne cesse d’annoncer des mesures en leur faveur.

Outre la décision des chefs d’Etats européens de garantir les crédits interbancaires pour leur permettre de se prêter à nouveau entre elles, Mme Lagarde a annoncé hier soir, lundi 20 octobre, le déblocage de 10 milliards sous forme de prêt. Cette somme considérable s’ajoute aux 22 milliards mobilisés - pour soi-disant aider les banques à financer les PME - à partir des fonds de la Caisse des Dépôts et Consignations. 5 milliards seraient d’ores et déjà disponibles via OSEO la banque publique qui a pour mission de soutenir l’innovation et la croissance dans les PME. 17 autres milliards auraient été virés par la Caisse des Dépôts et Consignations en deux fois (8 milliards le 15 octobre, 9 milliards le 21 octobre) selon le journal le Monde. Ce dernier ajoute que les pouvoirs publics et la Fédération française de banques n’ont pas encore signé la convention qui doit permettre d’en suivre l’utilisation !

Cette précipitation du gouvernement peut s’expliquer par la gravité de la crise et les moments de panique boursiers. En revanche, l’opacité qui règne dans les relations entre l’Etat et les banques ne peut qu’inquiéter.

De deux choses l’une, soit les établissements français n’ont pas de difficulté et pourquoi alors déverser de telles sommes (les 40 milliards de fonds propres représente 2,1% du PIB, pour un secteur bancaire pesant 2,6% du PIB !), soit leur situation est périlleuse et pourquoi alors ne pas exiger une nationalisation même partielle et temporaire accompagnée d’un changement de stratégie et de direction ?

On peut comprendre, pour éviter des mouvements de retrait en chaîne, la nécessaire discrétion de Bercy. Mais se donne-t-on vraiment les moyens de savoir ? Plusieurs questions méritent de toute urgence une réponse.

  1. La Banque de France et le gouvernement ont-ils un état précis, banque par banque, des risques réels ? La moindre des choses serait de voter une loi qui oblige, sous peine de poursuites pénales, les dirigeants à communiquer les détails de leurs engagements. De surcroît, il y a suffisamment d’inspecteurs des finances et de contrôleurs d’Etat qui pourraient être missionnés dans chaque direction pour faire un état des lieux, notamment de leurs engagements dans les hedge funds et les paradis fiscaux
  2. Pourquoi prêter de l’argent aux banques, renforcer leurs fonds propres ou leur transférer des fonds de la Caisse des Dépôts et Consignations sans prendre une part du capital ? Car qui paye, en l’occurrence le contribuable, doit contrôler ! Comment ne pas voir non plus que les promesses faites lors de l’annonce de la mobilisation des 40 milliards d’euro au profit des banques, ne seront pas tenues ? Il avait été question en contrepartie de cette aide astronomique d’une prise de participation directe dans le capital et les décisions des banques ! Or avec ce prêt de 10 milliards, il n’en est rien ! Faut-il comprendre que les banquiers français sont des libéraux dogmatiques, hostiles par idéologie à toute nationalisation, alors même que leurs homologues britanniques et américains, plus pragmatiques eux, s’y résolvent ? Faut-il comprendre qu’ils mènent les représentants de l’Etat par le bout du nez ? Comment admettre que la puissance publique, par le mécanisme retenu, évite à des actionnaires défaillants une dilution du capital et une diminution des dividendes ? L’Etat serait-il au service des banques plutôt que de la collectivité ? A cet égard, il paraît pour le moins incompréhensible que l’Etat soit minoritaire au sein même de la structure de refinancement créée pour l’occasion.

En définitive, le flou qui règne sur ce sauvetage bancaire ne peut qu’inquiéter et donc scandaliser à terme un peu plus nos concitoyens. Au-delà des grands discours du président de la République, de quelques sanctions très provisoires (le Directeur Général des Caisses d’Epargne deviendrait Président du Crédit Foncier), l’oligarchie politico-financière du pays montre le visage d’une toute petite minorité essayant de sauver les meubles aux frais du contribuable et dans son dos.

Et pendant ce temps-là, rien de probant sur la lutte contre les paradis fiscaux, le contrôle public des agences de notation, l’interdiction franche et réelle des hedge funds ou des revenus indécents que s’adjugent les profiteurs de la finance. Enfin et surtout rien pour redresser durablement une économie réelle qui a plus que jamais besoin d’une gestion keynésienne, notamment par un grand plan d’investissement européen.

Loin d’une reprise en main de l’économie par les politiques, les mesures prises s’apparentent davantage à une privatisation de l’Etat au profit de ceux qui ont mis hier les peuples sur la paille et s’apprêtent aujourd’hui à les mettre à la rue. Un Etat qui vient au secours du marché et qui en est devenu l’otage ! A suivre, et de près…

25.09.2008

Si le berger laisse entrer le loup dans la bergerie, c'est au berger qu'il faut demander des comptes !

Le Président de la République à la tribune de l’ONU a fustigé ceux qui, après s’en être mis plein les poches, refusent de payer la note. La remarque est juste. Mais cela peut-il suffire ?

Il faut surtout s’interroger sur la dérégulation généralisée qui a permis la multiplication des « déviances » bancaires et financières. Et là, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu Nicolas Sarkozy, sauf durant la campagne présidentielle, fustiger la logique folle du toujours moins d’Etat, qui explique aujourd’hui pourquoi l’incendie se propage dans le monde entier à une telle vitesse et avec de tels dégâts !

Bien évidemment, la France ne peut pas tout, toute seule. Pour autant, qu’attend-t-on par exemple pour mettre à contribution les stocks options pour financer le RSA ? Cela suffirait à remplacer la taxe de 1,1% sur les épargnants français, dont l’immense majorité appartient aux classes moyennes et populaires !

De même, pourquoi avoir laissé les Caisses d’Epargne partir dans cette fuite en avant financière ? Les déboires de Natixis, dont l’aveuglement des prévisionnistes n’a d’égal que l’incroyable crédit que continue de leur prêter les médias spécialisés pour commenter la crise, sont à cet égard très choquants.

Pourquoi ne pas proposer des agences de notation publiques ? Pourquoi cette pusillanimité face à la Commission de Bruxelles à propos du nécessaire encadrement de l’activité des fonds spéculatifs, voulu aussi bien par Paris que par Berlin ?

Les propositions ne manquent pas pour moraliser et assagir les marchés. La Présidence française de l’Union aurait pu s’enorgueillir de proposer très vite à ses partenaires des premières décisions.

Mais plus important encore, il est urgent pour les Européens d’éteindre l’incendie avant qu’il n’entraîne une récession terrible en zone euro. Le paradoxe serait que les Américains, principaux responsables de la crise, l’exportent tout en la maîtrisant chez eux.

Sur ce terrain aussi, le silence de la France est assourdissant. Comment accepter le comportement de la Banque Centrale européenne qui, en maintenant des taux d’intérêt si élevés, étouffe davantage encore une reprise déjà malmenée par la conjoncture ? L’octroi massif de liquidités n’a pour le moment servi qu’à sauver la mise à des établissements financiers pourtant grands responsables de la crise, pas un centime n’a été déboursé pour soutenir l’économie réelle, l’emploi ou le pouvoir d’achat des Européens !

En France, en Allemagne, le taux d’épargne des ménages est important. Il faut s’appuyer sur cela pour restaurer au plus vite la confiance et éviter la récession. Tous les économistes le reconnaissent aujourd’hui. Il serait ainsi possible à l’échelle européenne de lancer un grand emprunt, style Pinay, qui permettrait de financer un programme de grands travaux, comme des projets industriels et environnementaux. Mieux, la Banque Européenne d’Investissement, garantie par les Etats membres de l’UE, pourrait s’endetter pour financer un tel plan Marshall. Ce serait au passage le meilleur moyen de revaloriser aux yeux des citoyens une construction européenne dont les dirigeants ne cessent de déplorer le discrédit, tout en s’interdisant d’en corriger les graves dérives.

Enfin, le fiasco du bonus-malus, qui a vu le président de la République faire machine arrière toute sur ses promesses écologiques, pose un double problème : de méthode d’abord, il aurait fallu poursuivre le Grenelle par des Etats généraux de la fiscalité écologique, transparents et ouverts à tous. Mais un problème de cap, aussi : Nicolas Sarkozy doit s’expliquer sur le sort qu’il compte désormais réserver à sa politique écologique ambitieuse, dont la France s’est prétendue la championne depuis un an et qui devait être exemplaire pour nos voisins, à l’heure de la présidence française de l’Union.

Mais il est sans doute plus facile de rechercher des boucs émissaires - surtout qu’on ne les trouvera jamais, puisque les responsabilités sont à tous les étages de ce système capitaliste fou - que d’exercer et assumer un pouvoir politique qui, seul, peut et doit changer la donne !

Car, comme le faisait remarquer malicieusement un banquier le 23 septembre 2008, après l’effondrement des marchés financiers et les déclarations de Nicolas Sarkozy demandant de sanctionner les responsables, « les responsables ne sont pas les marchés, dont la mission n'a jamais été le bien public, mais les États chargés d'édicter les règles du jeu ! » Et de les faire respecter, serait-on tenté d’ajouter…

Les vrais fautifs, ce sont les politiques qui ont accompagné, voire voulu, ce recul de la puissance publique qui, aujourd’hui, donne tant de pouvoir aux multinationales cotées en bourse. Ce sont eux les responsables du dépècement de la société par les entreprises privées. On ne peut pas accuser le loup d’entrer dans la bergerie pour dévorer les moutons, il est programmé pour cela. C’est bien sûr au berger qu’il faut demander des comptes, surtout si ce dernier a, en sifflotant, laissé toute grande ouverte la porte de la bergerie.

19.08.2008

Situation économique et sociale : le naufrage

04.08.2008

Debout la Belgique française !

Le Figaro

Les quatre devoirs de la Belgique française

01/08/2008 Par Daniel Ducarme, ministre d’État belge, député de Bruxelles.

Près de la moitié des Wallons 49 % sont favorables à une association avec la France. 60 % de Français sont ouverts au rattachement francophone belge. Ces chiffres d’un sondage Ipsos claquent comme un coup de tonnerre estival. C’est une tendance lourde dans l’opinion. Elle oblige à la réponse politique. Personne se sait exactement de quoi demain sera fait. Mais une certitude s’impose : rien ne sera plus comme avant. L’opinion francophone vient en boomerang aux excès flamands. Une année s’est écoulée depuis les dernières élections fédérales belges. Au Parlement, la Flandre a usé de la loi du nombre contre les francophones. Refusant la nomination de maires démocratiquement élus, elle bafoue les règles du droit électoral. Les exigences linguistiques en périphérie bruxelloise sont des intransigeances sectaires. Dans tous les dossiers, la Flandre jette aux orties la « loyauté fédérale ». Les francophones prennent acte du rejet flamand. Ils refusent de se laisser gifler plus encore. Avec sérénité, ils décident de dépasser les interdits, les a priori, les tabous. Décomplexés, ils relèvent le gant pour prendre leur destin à bras le cœur. Une page est tournée. La feuille blanche est à écrire. Quatre devoirs attendent les francophones de Belgique : la clarté, la solidarité, l’effort, l’anticipation. La clarté est un impératif pour affirmer notre identité, en utilisant les mots justes. Prénom : Belgique. Nous sommes de Belgique comme d’autres sont de Normandie, d’Avignon, de Picardie, de Provence, de Bretagne ou de Polynésie. Nom : française. Mieux que d’expression francophone, nous sommes de culture française, avec nos valeurs, la primauté du droit des personnes, une certaine idée du rôle et des missions de l’État. Nous sommes la Belgique française, que ce soit dans une confédération « à la belge », en entité institutionnelle indépendante ou en association avec la France. La solidarité est un devoir pour tous les francophones de Belgique. Elle concerne les Wallons et les Bruxellois, a fortiori les francophones de la périphérie bruxelloise. L’identité de Belgique française vaut pour tous les francophones. Peu importe les oukases flamands, l’absolue fermeté est nécessaire. C’est un choix éthique, avec le grand Bruxelles en métropole. Avec dynamisme collectif et responsabilité individuelle, l’effort s’impose pour assumer les politiques à mettre en œuvre ; tant pour l’économie, la solidarité sociale, l’enseignement et la culture que les dépenses publiques, la justice ou l’ordre public. La liberté vient toujours en lettres d’efforts. L’émancipation a ses parts de joies et de contraintes, de plaisirs et de douleurs. Une loi organique instituant la Belgique française ne suffira pas. Des réformes radicales sont incontournables pour conduire une politique réformatrice. Le devoir d’anticipation est le plus délicat. L’accueil des Français est de plus en plus ouvert. Il accrédite le partage d’une citoyenneté commune dans l’espace de francophonie internationale. Il vient en prolongement d’une vie quotidienne déjà bien semblable, avec un même organisme bancaire pour les villes et les communes, un même outil industriel de politique énergétique, un même espace audiovisuel, des enseignes commerciales aux mêmes couleurs… Nous savons que la construction européenne se poursuivra avec un rôle renouvelé et renforcé des grandes nations. Les grands pays fixeront la place de l’Europe dans la mondialisation. J’ai la conviction que la Belgique française doit anticiper son avenir, celui de ses jeunes générations, en association avec la France. Je souhaite ardemment que la Belgique française aille au bout de sa logique. Il serait bien que la France nous reste attentive et que la Belgique française prenne la voie la plus directe en évitant les chemins sans issue. Et à l’intelligence populaire de faire les choix. Par voie référendaire.

 

11.07.2008

Le Livre noir de la Défense.

Tribune publié dans Valeurs Actuelles, le 10 juillet 2008

Le Livre blanc, qui fixe la doctrine et les priorités pluriannuelles des armées, est un document important versé au débat essentiel sur la Défense nationale, garantie de notre sécurité et levier de notre politique étrangère.

De ce point de vue, le Livre blanc 2008 renouvelle la pensée stratégique française, en définissant les nouvelles menaces qui pèsent sur notre pays et en pointant sans tabou les insuffisances – retard d’investissement, saupoudrage géographique des forces de projection,… - que l’on a laissé au fil du temps se développer dans les armées. Il reprend ainsi à son compte la préoccupation légitime de l’adaptation et de la rationalisation de l’outil de défense, afin de lui ménager des marges de manœuvre et une capacité nouvelle de redéploiement. Il en énumère également les priorités : l’anticipation, la dissuasion, la protection, l’intervention, l’interopérabilité et le renseignement.

« Objectif atteint », serait-on ainsi tenté de dire à ce stade de l’analyse. Hélas, cet authentique Livre blanc pour ce qui concerne le diagnostic, vire étrangement au noir dès lors qu’on se penche sur les solutions qu’il préconise… Comme pris de schizophrénie, il propose deux orientations totalement contradictoires avec la diversité des menaces qu’il détaille.

La première est la réduction du format des armées. Déjà diminuée après la réforme de la professionnalisation initiée par Jacques Chirac, la défense de notre pays serait sérieusement amputée si l’on suivait ses propositions.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Si l’on mettait en œuvre les prescriptions du Libre blanc (stabilité des dépenses militaires en volume jusqu’en 2012, augmentation d’1% par an au-delà), notre effort de défense baisserait de 2,41% du PIB aujourd’hui, à 2% dans 5 ans. Nous nous placerions alors dans la division de l’Allemagne et de l’Italie. Car n’oublions pas que si l’on ôte les pensions (8,92 milliards d’euros, soit 0,48% du PIB) et les dépenses de la gendarmerie (5 milliards d’euros, soit 0,27% du PIB), nous nous situons aujourd’hui, en comparaison OTAN, seulement à 1,64% du PIB. Dans 5 ans nous serions descendus à 1,22%, soit à peine le niveau de l’Allemagne mais avec des obligations opérationnelles bien plus lourdes.

L’accent légitime porté sur le renseignement et le spatial sur lequel le Ministère a habilement communiqué ne suffira pas. En effet, comme l’affirment les militaires eux-mêmes : « Savoir sans pouvoir, ne sert à rien ». Abandon aux calendes du second porte-avions, réduction de notre aviation de combat, diminution importante de notre présence en Afrique (le « continent de l’avenir ») ou encore cure d’amaigrissement sans précédent de l’armée de terre, la France ne pourra plus jouer son rôle.

La seconde faute, cohérente d’ailleurs avec la première, est la réintégration complète de la France dans l’organisation militaire de l’OTAN. Une réintégration dont on ne voit pas les avantages mais dont on ne connaît que trop les inconvénients.

Les bénéfices sont inexistants car ce retour est précipité et contraint par l’impasse budgétaire. Et quel sera le poids d’une France qui réduit son effort de défense par rapport à un Royaume-Uni qui l’augmente ?

Comment ignorer que la contrepartie sine qua non réclamée initialement sur l’Europe de la Défense, a disparu ? Comment ne pas s’interroger, à l’instar d’Alain Juppé, sur ce qui ressemble de plus en plus à un marché de dupes ?

Alors même que nous sommes déjà acteurs de l’Alliance atlantique, avait-on besoin de donner davantage de gages à une organisation dépassée, devenue au fil du temps une police internationale aux ordres de Washington ?

Le Général de Gaulle avait anticipé, il y a 50 ans, l’avènement d’un monde multipolaire. C’est pourquoi il avait voulu que la France se dote des moyens industriels, scientifiques et militaires à la hauteur d’une politique étrangère indépendante et s’adressant à tous les peuples de la Terre.

Ce monde apparaît sous nos yeux, il a besoin plus que jamais - l’affaire irakienne l’a prouvé - d’une France libre et d’une Europe indépendante… Et que faisons-nous ? Par faiblesse, nous réduisons la voilure et confions à d’autres le fardeau !

Comment les Français, et surtout les autres Européens, se convaincront-ils de la nécessité d’un effort de défense ambitieux, dès lors que la France, en principe la première avocate de cette politique, y renonce elle-même ? Contresens historique et politique total ! Comme je l’ai indiqué lors de mon intervention à l’Assemblée nationale (à lire ICI) , une autre politique de la Défense est pourtant possible…

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député gaulliste l’Essonne Président de Debout la République

Discours devant le parlement européen : l’impasse Sarkozy

C’est en parallèle de la très médiatique sortie de l’album de la «première dame » que Nicolas Sarkozy a lui aussi essayé de vendre son disque, rayé, sur l’avenir de la construction européenne devant le parlement de Strasbourg.


Enfilant les perles avec minutie, il a, entre autres, déclaré :


  • qu’il n’y aura pas de renégociation du traité de Lisbonne, confirmant ainsi l’aveuglement des élites face à la volonté des peuples.
  • que les élections de juin 2009 pourraient se faire « sur la base du traité de Lisbonne … » donc en dehors de tout cadre légal, « …ou du traité de Nice ». Comme ça il était à peu près sûr de ne pas se tromper.
  • que la défense européenne sera pensée avec l’OTAN comme symétrique ("Ce n'est pas l'OTAN ou la politique européenne de défense, c'est les deux"), parachevant la mise sous tutelle américaine de la politique européenne de défense. Gorges Bush saura apprécier…
  • que la retraite et la santé sont d’abord de dimension nationale, enterrant temporairement le serpent de mer de l’Europe sociale qui ne manquera pas d’être exhumé par le PS, l’UMP et les centristes lors des prochaines élections européennes.

Fidèle à lui même, le président Sarkozy a caressé dans le sens du poil les eurocrates qui n’en demandaient pas tant, notamment sur l’élargissement sans fin de l’UE, annonçant l’intégration prochaine de la poudrière Balkanique. N’oubliant pas son habituel poncif de la critique au tilleul menthe de la BCE, il s’est bien gardé de dire quelle solution politique concrète est envisageable pour éviter à l’Euro d’aller dans le mur. La seule chose sensée qu’a déclaré le Président à Strasbourg, est que ce n’est pas à la Chine de fixer son agenda. Il a raison, les USA s’en occupent déjà très efficacement.


L’Europe est une chose bien trop sérieuse pour la laisser aux mains des eurobéats. Malheureusement, Nicolas Sarkozy s’inscrit dans le chemin tracé par les oligarchies non élues, confirmant ainsi l’inutilité de sa présidence … européenne bien entendu.


Les futures élections européennes constituent le grand rendez-vous qui permettra aux citoyens de désavouer clairement cette politique spectacle.

21.05.2008

Turquie : la présidence française de l’UE ne fera rien contre les négociations d’adhésion

Turquie : la France « n’a pas l’intention de briser la négociation »

Le secrétaire d’Etat aux affaires européenne Jean-Pierre Jouyet a annoncé que la France n’entraverait pas le processus d’adhésion de la Turquie durant sa présidence de l’Union durant le deuxième semestre 2008. M. Jouyet affirme que la France « n’a pas l’intention de briser le processus de négociation actuellement en cours ». En réponse aux inquiétudes du ministre des Affaires étrangères Turc Ali Babacan – qui espère que la présidence de la France ne sera pas synonyme d’un ralentissement du processus d’adhésion de son pays – M. Jouyet souligne que la présidence française se voudra « objective, impartiale et réfléchie ». Les négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’UE ont débuté en 2005 et six des trente-cinq chapitres ont été ouverts et reçu l’approbation de Bruxelles. Pour sa part, le commissaire à l’élargissement de l’UE, Olli Rehn, a insisté sur le fait que « les négociations sont lentes mais continuent, même si elles pourraient être plus rapides. Les négociations dépendent de l’avancement des réformes légales et démocratiques mises en place dans le but de créer une société plus ouverte ». Cet « intérêt des 27 », distinct de celui du Président, consisterait selon Jouyet, à laisser ouvertes deux « voies pour la Turquie » : l’adhésion ou un partenariat privilégié, option toutefois totalement exclue par Ankara et Bruxelles. La difficulté pour Nicolas Sarkozy, est de ne pas décevoir l’électorat turco-sceptique, majoritaire en France, et qui a contribué à le faire élire, tout en ne désavouant pas la position pro-turque de ses ministres de gauche M.M Kouchner et Jouyet, qui plaident pour l’adhésion. Le président aurait donc accepté l’amendement de deux de ses fidèles, Frédéric Lefèvre proposant de rendre obligatoire un référendum pour les pays n’étant pas « géographiquement » en Europe, et Patrick Devedjian (secrétaire général de l’UMP) qui veut maintenir le référendum obligatoire pour toute adhésion de pays « non européens ». L’Assemblée commence cette semaine l’examen du projet de révision constitutionnelle.

Lundi 19 Mai 2008

Source : observatoire de l’Europe

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