25.06.2009
Nicolas Sarkozy pour ou contre l’entrée de la Turquie en Europe ?
Le gouvernement français est-il oui ou non favorable à l’adhésion de la Turquie à l’UE ?
Depuis toujours, Pierre Lellouche, nouveau ministre des Affaires européennes, s’est déclaré favorable à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.
Il a notamment déclaré dans une interview au Parisien (le 24 septembre 2004) qu’il serait fou de dire Non à la Turquie. « Nous avons à côté de nous un grand pays musulman et laïc qui veut partager nos valeurs. Il fait les réformes nécessaires. Nous serions fous de lui dire non. Ce serait une erreur stratégique majeure ». Il ajoutait : « faire de la Turquie un enjeu de politique franco-française, c’est polluer le débat ».
En mai 2008, au moment du débat sur l’abandon du référendum obligatoire pour toute nouvelle entrée dans l’Union européenne, Pierre Lellouche poursuivait dans le même sens : « Nous n’allons pas humilier et ostraciser la Turquie au motif qu’elle ne serait pas assez bonne pour nous ».
Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, et sa majorité UMP, ont fait toute leur campagne européenne en promettant le refus de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne et ils choisissent comme ministre des Affaires européennes le parlementaire qui a toujours été le plus engagé en faveur de cette adhésion.
Soit Monsieur Lellouche revient rapidement et solennellement sur ses déclarations passées, soit les Français auront compris qu’ils ont été une fois de plus trahis.
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste Debout la République
07:16 Publié dans Communiqué de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : turquie, sarkozy, elysee, europe, ue
21.05.2008
Turquie : la présidence française de l’UE ne fera rien contre les négociations d’adhésion
Turquie : la France « n’a pas l’intention de briser la négociation »
Le secrétaire d’Etat aux affaires européenne Jean-Pierre Jouyet a annoncé que la France n’entraverait pas le processus d’adhésion de la Turquie durant sa présidence de l’Union durant le deuxième semestre 2008. M. Jouyet affirme que la France « n’a pas l’intention de briser le processus de négociation actuellement en cours ». En réponse aux inquiétudes du ministre des Affaires étrangères Turc Ali Babacan – qui espère que la présidence de la France ne sera pas synonyme d’un ralentissement du processus d’adhésion de son pays – M. Jouyet souligne que la présidence française se voudra « objective, impartiale et réfléchie ». Les négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’UE ont débuté en 2005 et six des trente-cinq chapitres ont été ouverts et reçu l’approbation de Bruxelles. Pour sa part, le commissaire à l’élargissement de l’UE, Olli Rehn, a insisté sur le fait que « les négociations sont lentes mais continuent, même si elles pourraient être plus rapides. Les négociations dépendent de l’avancement des réformes légales et démocratiques mises en place dans le but de créer une société plus ouverte ». Cet « intérêt des 27 », distinct de celui du Président, consisterait selon Jouyet, à laisser ouvertes deux « voies pour la Turquie » : l’adhésion ou un partenariat privilégié, option toutefois totalement exclue par Ankara et Bruxelles. La difficulté pour Nicolas Sarkozy, est de ne pas décevoir l’électorat turco-sceptique, majoritaire en France, et qui a contribué à le faire élire, tout en ne désavouant pas la position pro-turque de ses ministres de gauche M.M Kouchner et Jouyet, qui plaident pour l’adhésion. Le président aurait donc accepté l’amendement de deux de ses fidèles, Frédéric Lefèvre proposant de rendre obligatoire un référendum pour les pays n’étant pas « géographiquement » en Europe, et Patrick Devedjian (secrétaire général de l’UMP) qui veut maintenir le référendum obligatoire pour toute adhésion de pays « non européens ». L’Assemblée commence cette semaine l’examen du projet de révision constitutionnelle.
Lundi 19 Mai 2008
Source : observatoire de l’Europe
18:47 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : turquie, eu, adhesion, france, sarkozy
01.05.2008
Le Figaro inquiet de la fronde des députés UMP sur la Turquie
Turquie : des députés UMP veulent un référendum
Guillaume Perrault
30/04/2008
Frédéric Lefebvre propose de maintenir le verrou référendaire sur l’adhésion d’Ankara à l’UE.
Annonce d’un revirement du chef de l’État sur un sujet brûlant ou « coup de pub » d’un député qui va tourner court ? La question de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne n’en finit pas d’inquiéter les députés UMP.
Le projet de révision constitutionnelle, qui devrait être examiné à l’Assemblée à partir du 20 mai, supprime l’obligation de soumettre à référendum tout élargissement postérieur à l’adhésion de la Croatie.
Voulu par Jacques Chirac, ce « verrou référendaire » avait été inscrit dans l’article 88-5 de la Constitution en 2005. Répondant alors à une demande de l’UMP et de Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac avait ainsi garanti que les Français auraient le dernier mot sur la question brûlante de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.
Or aujourd’hui, devenu chef de l’État, Nicolas Sarkozy souhaite supprimer ce référendum obligatoire tout en réaffirmant son hostilité à l’adhésion d’Ankara. La fin du verrou référendaire serait une concession à Angela Merkel, très hostile à cette épée de Damoclès sur l’adhésion de la Bosnie et de l’Albanie.
Dénoncée par le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, Philippe de Villiers et Jean-Marie Le Pen, l’abrogation de l’article 88-5 est aussi critiquée par le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian, et nombre de ses pairs.
C’est dans ce contexte tendu que Frédéric Lefebvre, député des Hauts-de-Seine et sarkozyste du premier cercle, a annoncé qu’il allait déposer un amendement de compromis pour « rassurer les Français », et en particulier les électeurs de la majorité. Il propose de maintenir le référendum obligatoire sur la candidature d’Ankara, tout en l’abrogeant pour les pays des Balkans.
« Seuil démographique »
Mais comment formuler cet amendement « spécial Turquie » sans nommer le pays en question ? Le porte-parole de l’UMP réfléchit à plusieurs formulations : « pays qui n’est pas géographiquement en Europe », « pays dont la très grande majorité de son territoire n’est pas sur le continent européen », ou encore « pays qui n’a pas sa capitale en Europe ».
Dupont-Aignan défendra un amendement visant à « maintenir l’obligation référendaire pour les pays candidats de plus de 10 millions d’habitants ». Selon lui, « ce seuil démographique est bien plus rigoureux ».
Lefebvre a-t-il agi avec la bénédiction de Sarkozy, afin de désamorcer la crise qui couve chez les députés UMP ? Lors de la réunion du bureau du groupe, mardi matin, le premier vice-président du groupe, Jean Leonetti (Alpes-Maritimes), a fait une sortie contre l’abrogation de l’article 88-5. Et le président de la commission des lois, Jean-Luc Warsmann (Ardennes), reconnaît que « la suppression du verrou référendaire pose des problèmes juridiques et politiques importants ».
09:14 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, turquie














